Portrait de Jacques Loch

Portrait de Jacques Loch

Président fondateur de « Place Nette »

Membre d’Emmaüs

Bondy

JACQUES LOCH

Quand et comment avez-vous connu l’Observatoire de la Fraternité ?

J’ai connu l’Observatoire de la Fraternité. Quand j’ai reçu l’Appel, je me suis tout de suite retrouvé dans cet appel et j’ai demandé à le signer. Il y a maintenant trois mois. Je connaissais déjà Aline Archimbaud par rapport aux actions solidaires et écologiques qu’elle avait organisées à Pantin. J’étais également présent au débat de Jacques Toubon qui a été de grande actualité.

 

Pour quelles raisons avez-vous décidé de faire partie des signataires ?

Je pense que ce dont le monde a besoin c’est beaucoup plus de fraternité, l’appel à la Fraternité tombe bien. C’est ce qu’il faut développer le plus pour apaiser les tensions, créer de la créativité, trouver des solutions et cette façon de vivre ensemble qui cherche que tout le monde se respecte. Et que chacun trouve richesse à côtoyer l’autre donc plus on développe plus on fait réseau et le réseau est important pour être en lien les uns avec les autres pour se fédérer et se renforcer. C’est aussi un aspect, d’échanges et d’idées neuves qui peut aider tout le monde. C’est pour ça que c’est bien de faire partie du réseau. Sachant qu’Aline fédère des idées très progressistes et sociales. C’est quelqu’un de très engagée pour un monde meilleur.

 

Qu’est ce que ce réseau représente-t-il pour vous ? Que vous a t-il apporté personnellement et professionnellement ?

C’est un lieu où fédèrent des idées positives. C’est peut-être une interpellation des pouvoirs publics et des autorités pour montrer que pas mal d’initiatives fraternelles et citoyennes sont riches et constructives. Ca montre qu’il faut encourager tout ce qui se fait dans cet esprit là. Surtout dans les quartiers sensibles du 93, avec les problèmes qu’il y a il faut se serrer les coudes pour changer et faire avancer les choses. Le débat de Jacques Toubon montrait qu’il faut respecter les valeurs humanistes et humaines de la République et qu’il ne faut pas accepter les dérives, les dérapages et les durcissements. Il faut que les choses progressent et qu’il y est une progression de la civilisation. Si on est dans l’esprit de l’Observatoire de la Fraternité c’est d’essayer de faire avancer les progrès sociaux pas la base et par le droit et l’élan commun de solutions aux problèmes dans le 93 qui est un département avec beaucoup de diversité.

 

Pensez-vous que votre statut est un plus ou un frein pour le réseau ?

Oui bien sûr d’abord noud avons une capacité de mobilisation forte au niveau de la logistique. Et nous avons pas mal de partenariat.

 

Depuis que vous connaissez l’Observatoire de la Fraternité avez-vous une nouvelle vision du vivre ensemble dans le 93?

Je découvre des acteurs du 93, et je vois qu’il y a beaucoup de choses qui se font et je suis assez passionné par ce que je vois c’est très constructif et encourageant. Je fais connaissances avec des réalités, des structures et des acteurs dans le 93. Qui vont dans le même esprit et dans le même sens avec des activités très différentes et qui ont un esprit commun ce qui me plaît et me touche vraiment.

 

Vous sentez-vous personnellement concerné par la question de la fraternité en Seine-Saint-Denis ?

Je suis né à Saint-Denis devant le dernier bidonville de l’époque. La misère m’a marquée, c’est donc pas par hasard que je me suis retrouvé au côté de l’Abbé Pierre à 22ans et puis après j’ai toujours lutté contre la misère. Et je me suis toujours senti concerné par la question des étrangers, l’immigration et l’exil. On a accueilli beaucoup d’étrangers chez nous et ça faisait partie de nos valeurs. J’ai toujours côtoyé tout le monde.

Pensez-vous que ce sujet est assez abordé dans le milieu politique et médiatique ?

Quantitativement non mais l’important c’est ce que ça recouvre. Quand on voit les présidentielles il y a un peu plus d’idéalisme qui arrive mais moi j’ai toujours pensé que les hommes politiques devaient faire appel au meilleur des gens. Ils devraient plus faire appel à la fraternité c’est ce qui est constructif, créatif et qui donne des impulsions positives c’est important et fondamental. Ca serait même une des meilleures façons de diriger. Je me méfie de comment les médias en parlent si on en parle comme de la médiocrité ou de la faiblesse comme Marine le Pen. Je veux qu’on en vive de cette fraternité et qu’on en développe des chemins et qu’on encourage toutes les initiatives qui vont dans ce sens là. Ensemble on peut inventer beaucoup de choses. Le problème du logement, n’est pas un problème politique pas économique c’est un manque de volonté social de vouloir régler les problèmes. Il y a pourtant énormément de solutions. Mais aucuns efforts politiques ne sont faits.

 

Quelles sont vos valeurs et les causes que vous défendez ?

Aux côtés de l’Abbé Pierre j’ai découvert quelque chose qui était obsessionnel chez lui c’était une place pour tous, une société civilisée doit s’obliger à créer une place pour tous : d’habitation, de travail, d’activité obligatoire. Je suis pour le SMIC social que chacun ai une activité et qu’il s’occupe utilement. Personne n’a le droit de décider qui a une place dans la société ou qui n’en a pas. C’est la source principale des conflits et des tensions.

 

Pouvez-vous en dire plus sur votre association ?

L’association Emmaüs a démarré le service « Place Nette » qui aide les gens à se débarrasser moyennant finance d’objets qu’ils n’utilisent plus de façon écologique et qui sont ensuite revendu à Alter Emmaüs. Tout cela dans l’esprit de créer une place pour ce qui n’en n’ont pas. Elle également accueil des immigrés et des personnes sans papiers en les hébergeant et en leur proposant une activité pour que tout le monde trouve sa place.

 

Avez-vous déjà participé à un/des événements organisé(s) par l’Observatoire de la Fraternité ?

Oui, au débat de Jacques Toubon,

 

Qu’en avez-vous pensé ?

C’était d’une haute qualité, j’ai pris conscience de cette importance de défendre les droits des plus fragilisés et que ça contribue à la fraternité. 

 

Avez-vous des idées d’actions, d’interventions et/ou de débats à nous faire part ?

Il y a plusieurs facettes et de dimensions dans la fraternité il y a la fraternité entre les religions, entre les différentes classes sociales et entre les vieux et les jeunes. Cette diversité peut-être des thèmes à creuser pour développer des actions. C’est déjà pas mal ce qui se fait pour le 1er juillet,

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