Portrait d’Andrea Caizzi

Portrait d’Andrea Caizzi

Président de l’association ASET 93

Pantin

ANDREA CAIZZI

 

Quand et comment avez-vous connu l’Observatoire de la Fraternité ?

Ma compagne et moi avons été sollicités par Aline Archimbaud. Je connaissais Aline depuis au moins 10 ans on s’était rencontré dans la préparation d’un programme d’Europe écologie et sur un projet d’éco quartier qui devait voir le jour à Pantin. Et lorsque’ elle a lancé cette idée d’Observatoire elle m’a contacté en tant que président d’une association qui s’appelle ASET 93. Je fais donc partie des signataires du réseau depuis son commencement.

Pour quelles raisons avez-vous décidé de faire partie des signataires ?

Dans l’idée de ne pas s’enfermer dans une activité associative qui risque de devenir un moment donné comme un sorte de domaine privé. Et de partager, discuter au maximum avec l’ensemble des acteurs concernés par le problème de citoyenneté en Seine-Saint-Denis. A la fois les doutes, les problématiques et les solutions possibles, Une activité associative peut-être très prenante mais aussi renfermante. On voit que le problème qui nous concerne dans mon

cas les bidonvilles et les stigmatisations dont font objet les roms. Et on oublie que ce problème fait partie d’un ensemble de problème. Et je pense que l’idée de l’Observatoire et de mettre en commun toute une série d’initiatives et de solutions qui peuvent s’enrichir mutuellement.

Qu’est ce que ce réseau représente-t-il pour vous ?

Il est d’abord un espace d’ouverture et de dialogue à travers les réunions et les rencontres. Ce sont des moments de réflexion, d’ouverture et d’écoute des autres.

Vous sentez-vous personnellement concerné par la question de la fraternité en Seine-Saint-Denis ?

Je suis irrémédiablement agnostique, le terme fraternité étant un terme à connotation religieuse ce n’est pas un thème que j’aurai choisi personnellement. En réalité nous sommes pas tous frères et sœurs il faut reconnaître l’altérité justement. Mais il faut se dire que ça n’a pas d’importance car nous devons pouvoir vivre ensemble de façon enrichissante les uns pour les autres. Lorsqu’on parle de fraternité on m’est tout le monde d’accord mais fondamentalement il ‘y a pas d’accord. Il suffit de très peu pour qu’on ne soit plus fraternel, il n’y a pas de pire prédateur sur terres que l’homme. Le nié complètement serait une illusion. L’idée est de partir de là et se demander comment on crée quelque chose de positive en reconnaissant tout cela. La vie est une tension entre la coopération et l’agressivité.

Quelles sont vos valeurs et les causes que vous défendez ?

Depuis 6 ans je me bats de façon exclusive contre le problème de la stigmatisation et de l’errance imposer à la population roms. Ce que je veux c’est qu’ils soient traités comme des citoyens de nos villes et non pas comme des étrangers. Ma valeur de base est la citoyenneté à part égale avec toutes les personnes qui vivent sur le territoire, sans qu’il y est des citoyens de première classe et des citoyens qu’on voudrait qu’ils disparaissent. Il y a aussi l’équité et le respect des droits fondamentaux (droit au logement, au travail et à la santé). Je me sens aussi concerné par les problèmes de transition écologique (passage d’un mode de vie de consommation qui pousse à encore plus de consommation à un mode de vie qui nous permettra de transmettre une planète vivable à nos enfants).

Quelques mots sur votre association ?

Personne ne peut contester aux enfants le droit d’aller à l’école et de se construire une destinée viable. Si vous n’allez pas à l’école dans nos sociétés vous êtes immédiatement marginalisé. Donc l’idée de base d’essayer de donner aux enfants roms d’être des enfants comme les autres. L’association a commencé dans les années 80 sous formes de « camion école » qui allait sur les bidonvilles pour faire l’école sur place. A partir de 2006 elle est devenue une association qui a toujours ses camions mobiles mais qui fait aussi un travail de médiation scolaire et culturelle pour aider les enfants pour qu’ils aient un parcours de scolarisation correct.

Avez vous déjà participé à un/des événements organisé(s) par l’Observatoire de la Fraternité ?

 

Oui à plusieurs soirées débats et à deux repas.

Qu’en avez vous pensez ?

Ils étaient très bien organisés et très intéressants.

Avez-vous des idées d’actions, d’interventions et/ou de débats à nous faire part ?

Les débats ont tendance à ne pas faire assez de place à la contestation et aux opinions contraires, on se retrouve un peu entre nous. Je pense qu’il faudrait arriver à introduire plus de contradictions dans les débats. Par exemple inviter le jeune exemplaire qui a conduit des initiatives. Mais aussi entendre le jeune dealer de la cité.

Et la partie culturelle est très important mais il faut que l’Observatoire fixe des objectifs plus concrets plus immédiats pour mobiliser. Même si les débats, les rencontres, les conférences sont très enrichissant(e)s. On en ressort sans qu’il est une dynamique qui suit par derrière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *