Portrait de Nadia Merakchi

Portrait de Nadia Merakchi

Présidente de la fédération des centres sociaux de la Seine-Saint-Denis

 NADIA MERAKCHI

Quand et comment avez-vous connu ?


Aline Archimbaud a fait appel à la fédération des

centres sociaux pour voir ce que nous pouvions mettre en place ensemble. Elle est nous a proposé son projet et j’ai

accepté de représenter la fédération au sein du réseau. Nous sommes donc membre du comité de pilotage du réseau.

 

Pour quelles raisons avez-vous décidé de faire partie des signataires ?

Ca rentrait en résonnance avec la position politique que j’avais prises après les attentats. Sur le département c’était compliqué pour nous car on ne savait pas trop quoi faire. Nous tenons aux trois valeurs de la République, celle qui est fondamentale c’est la fraternité. J’avais écrit un petit article sur le site de la fédération disant qu’il fallait que la fédération devait se focaliser sur la question de la fraternité. La liberté est quelque chose d’individuelle, l’égalité est quelque chose à atteindre et la fraternité n’engage que nous.

 

Qu’est ce que ce réseau représente-t-il pour vous ?

C’est un réseau ouvert qui se construit avec les gens de tous les horizons tous engagés à différent niveau sur un département que j’aime beaucoup et qui a des grands besoins mais aussi énormément de richesses. C’était une raison de plus de rentrer en réseau, c’est ce côté transrésseau qui m’intéresse car il traverse tout.

 

Depuis que vous connaissez l’observatoire de la fraternité, avez-vous une nouvelle vision du concept du vivre ?

Je connais très bien le 93, je sais que c’est un territoire riche en potentialité je ne suis donc pas surprise par ce que je vois. Ce qui m’intéresserait ça serait de voir comment les prochaines générations vont prendre le relais sur le territoire. Il y a beaucoup de jeunes et cela me fait énormément plaisir.

 

Vous sentez-vous personnellement concerné par la question de la fraternité en Seine-Saint-Denis ?

Oui c’est l’essentiel pour moi. Et dans les relations humaines en générale, travailler avec le public relève des sciences humaines et des relations humaines. Il faut être attentive, avoir du respect, la capacité à se reconnaître dans l’autre et le plaisir de faire du collectif.

 

Pensez-vous que ce sujet est assez abordé dans le milieu politique et médiatique ?

Non, on n’en parle jamais justement. On parle beaucoup d’égalité ou de communauté de groupe et surtout de laîcité on en a fait une valeur alors que c’était un principe. Mais ça revient, car un moment donné l’humain a été mis de côté alors que sa place est primordiale ce qui fait société ce sont les humains.

 

Quelles sont vos valeurs et les causes que vous défendez ?

J’ai été formé dans l’éducation populaire, tout ce que je faisais était expérimenté on a beaucoup milité. L’humain était vraiment au cœur des priorités ont été à l’écoute, attentive et tolérant.

 

Pouvez-vous en dire plus sur votre fédération ?

Elle a été crée il y a plus de 20 ans on compte 60 centres sociaux sur le département et 55 centres sociaux fédérés et 60% sont des centres sociaux municipaux. Ils sont donc pilotés par des fonctionnaires territoriaux. Nous sommes la première fédération francilienne en terme d’adhérent. Ce sont les élus et les administrations qui gèrent il n’ y a pas de CA comme pour les associations.   On fait chaque année un CAFE des élus et on travaille à chaque fois différents thèmes.

 

Avez-vous déjà participé à un/des évènement(s) organisé(s) par l’Observatoire de la Fraternité ?

Oui au lancement de l’Observatoire et à deux autres événements : au débat sur la laïcité et au Banquet de la Fraternité.

 

Qu’en avez-vous pensé ?

Le banquet était chouette. Mais le débat sont assez formels, je suis resté un peu mitigée et je me suis très peu exprimé.

 

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