Portrait de Claire Nicolas

Portrait de Claire Nicolas

Ancienne directrice d’une association d’éducateur de rue

Présidente de la Maison Ouverte

Montreuil

CLAIRE NICOLAS

Quand et comment avez-vous connu l’Observatoire de la fraternité ?

Les élus de Montreuil Halima et Muriel sont venues me chercher, il y a déjà un de cela.

 

Pour quelles raisons avez-vous décidé de faire partie des signataires ?

La question de la Fraternité est l’un des objectifs de la Maison Ouverte. Ce n’est pas en tant que professionnelle que j’ai répondu à cet appel mais en tant que présidente d’une association et militante associative ce qui est différent. J’ai répondu parce que la question de la fraternité correspondait aux valeurs fondamentales de l’association. J’ai engagé derrière toute mon association.

 

Qu’est-ce que ce réseau représente-t-il pour vous ?

Je ne suis pas très sûre que ce soit encore un réseau, ça représente un réseau mais, il est bien difficile de le mettre en place. Ce que ça représentait pour moi c’est que c’était la possibilité de mettre en valeur des actions et de médiatiser des actions, des manifestations des réflexions. Tenues par des associations qui œuvraient dans des quartiers populaires et qui œuvraient à créer du lien social. Mais, je croyais beaucoup au fait que peut-être ça devait toucher et représenter surtout des habitants actifs dans ces registres-là.

 

Vous sentez-vous personnellement concernée par la question de la fraternité en Seine-Saint-Denis ?

Personnellement non, pas du tout. Ce n’est pas une question personnelle pour moi c’est une question sociale, une question de société. Je ne pense pas qui est un esprit de Fraternité dans le 93. Le racisme, l’intolérance, la ségrégation existe que ça soit à Montreuil ou ailleurs. Il y a des tentatives de manifestations fraternelles et énormément d’initiatives sur les quartiers. Mais elles ne sont pas assez mises en valeurs. Il y a pourtant beaucoup d’associations qui font un travail formidable sur la question de la Fraternité mais, ce n’est pas ce qui est le plus visible.

 

Quelles causes défendez-vous et quelles sont vos valeurs ?

Les valeurs de fraternité, de solidarité, d’entraide, de tolérance, d’égalité, d’autonomie des gens, de prise de parole …

 

Votre association défend – elle ce genre de cause ?

Dans la charte de la Maison Ouverte qui a pour intitulé Pourquoi une maison ouverte ? il n’est que question de Fraternité. Il est aussi question de partage et de solidarité.

 

Quelques mots sur votre association ?

Elle a été créée en 1972 à l’initiative d’un groupe de paroissiens protestants qui décident à la suite d’une expulsion de leur logement. Ils ont décidé de crée une association qui réponde à toutes les valeurs que je vous ai citées. Et c’est comme ça que la maison ouverte s’est créé il y a 44 ans. On y accueille des associations, des débats, des hébergements pour les gens en difficultés, des spectacles et le marché solidaire. C’est aussi un lieu de réflexion.

 

Avez-vous déjà participé à un/des évènement(s) organisé(s) par l’Observatoire de la Fraternité ?

On a organisé nous les membres de l’Observatoire de Montreuil un premier banquet de la Fraternité et on a organisé avec une association tunisienne une fête autour de l’Aïd. Notre projet en cours portera sur la laïcité. A la suite d’une réunion avec la CAF, on a décidé avec l’association LEA et deux autres associations de retravailler sur la charte de la laïcité qui a été initier par la préfète d’égalité des chances et de luttes contre la discrimination et les gens des quartiers. Pour voir comment elle était recevable et compréhensive par les gens de quartier et non pas que par les hauts fonctionnaires qui les ont écrits.

 

Avez-vous des idées d’actions, d’interventions et/ou de débats à nous faire part ?

Je suis très réticente sur la question des débats qui ne sont pas assez soucieux des gens des quartiers qui sont oubliés et mis à l’écart et qui sont le plus souvent touchés par l’intolérance et le racisme. Ces débats touchent souvent que nous on oublie de les associés. Quand ont les associes c’est pour leur demander de nous préparer des cornes de gazelles ou un couscous ce qui me désole un peu, car c’est toujours les femmes qui le font. Il faut mettre en avant les habitants des quartiers et se poser la question suivante comment intégrer les habitants dans des idées de débats ? Il Faut donner la parole à ces habitants qui ne se sentent plus dans un esprit de fraternité.

 

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